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Les
chiens sont détecteurs
de cancer. En effet, selon une étude
britannique, les chiens peuvent être
entraînés à détecter
l'odeur de l'urine de patients
souffrant d'un cancer, car ils
possèdent un odorat de
10 à 100 000 fois plus
puissant que celui d'un être
humain. Les personnes malades
sécrètent un taux
anormal de protéines dans
leur urine, ce que les chiens
peuvent sentir. De plus, selon
une étude californienne
comptant plus de 12 000
essais, les chiens sont arrivés à reconnaître à 99 %
la présence de cancer
du poumon, rien qu'à sentir
des échantillons d’haleine
de personnes atteintes. |
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Les
chiens sont dépisteurs de drogues.
Certains croient que les chiens
dépisteurs de drogues
sont eux-mêmes drogués
et mis en état de manque.
C’est tout à fait
faux : ce serait bien trop
cruel et contraire à l’éthique.
Les chiens détecteurs
d’explosifs n’en
ont jamais ingéré pour
autant! C’est à l’issue
d’une longue formation
basée sur le jeu que les
chiens acquièrent cette
aptitude à cibler les
substances illégales. Étape
par étape, produit par
produit, le maître et son
chien jouent à retrouver
une substance jusqu’à ce
que l’odeur soit enregistrée
dans la mémoire olfactive
de l’animal. |
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Des
chercheurs corses ont découvert que les
mésanges bleues femelles
décorent la couronne de
leur nid avec des végétaux
odorants comme la menthe ou la
lavande. De plus, elles s’empressent
de les renouveler quand ils viennent à perdre
leur odeur. On pense que ces
plantes aromatiques protègent
les oisillons grâce à leurs
vertus insecticides, fongicides
et désinfectantes. |
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Certains
papillons mâles peuvent percevoir à une
distance de 10 km les molécules
de phéromones – signal
odorant d'invitation – qui
apparaissent sur les antennes
des femelles durant la période
d'accouplement. |
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L'odorat
des ours polaires est d'une
grande finesse :
ils peuvent sentir l'odeur d'un
phoque caché sous une
couche de neige de 1,5 m. |
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Certains
poissons sont capables de
détecter
des substances répandues
dans leur milieu à des
concentrations aussi faibles
qu’un millionième à un
milliardième de gramme
par litre. |
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Le
requin détecte
l’odeur du sang jusqu’à 65 km
de distance. |
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Le
réflexe
de fouissement qui s’observe
chez le nouveau-né humain
dans les premières heures
de sa vie est l’expression
de la force de son odorat :
l’odeur des sécrétions
lactées le pousse à chercher
le sein de sa mère et
le guide vers celui-ci. À six
jours, le bébé saura
distinguer le lait de sa mère
d'un autre lait. Un enfant de
20 à 36 mois est capable
de reconnaître un chandail
porté par sa mère. |
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L’être
humain adulte détecte
plus de 10 000 odeurs. Les
enfants distinguent davantage
d’odeurs que les adultes,
car les structures olfactives
tendent à se détériorer
avec l’âge. |
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Une étude
en laboratoire menée par
Patricia Wallace en 1977 a démontré que
l'être humain pouvait identifier
le sexe d'un autre humain à partir
de l'odeur de sa main, avec un
taux de succès de 80 %.
Les sujets féminins se
sont montrés plus compétents à cette
tâche que les sujets masculins,
semble-t-il. |
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Le
nez humain est constitué d'environ 10 à 20
millions de neurones chimiquement
sensibles. Les muqueuses olfactives
ne font que 2 cm2, mais contiennent
environ 10 millions de cellules
nerveuses responsables de notre
odorat et capables d’enregistrer
une quantité invraisemblable
d’informations. |
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On
recense quelque 800 000 espèces végétales,
dont à peine 40 %
ont été étudiées à ce
jour. Du nombre total de plantes,
10 % seulement sont des
plantes aromatiques, c’est-à-dire
capables de synthétiser
une essence. |
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Il
existe aujourd’hui
environ 200 variétés
d’huiles essentielles en
vente libre et 4000 essences
aromatiques. |
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Ces
essences se divisent en 7
grandes familles olfactives à partir desquelles
on compose 45 accords parfumés. |
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La
capacité olfactive
est plus forte le matin et la
réceptivité aux
odeurs varie d'un individu à l'autre. |
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Les femmes ont un
meilleur odorat que les hommes
et les non-fumeurs et non-fumeuses
sont plus sensibles aux odeurs
que les personnes qui fument.
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La perception olfactive
est influencée, chez la
femme, par les hormones sexuelles.
Elle augmente lors de l'ovulation
et en début de grossesse.
Par contre, on observe une baisse
de l’odorat féminin
durant les menstruations, en
fin de grossesse et après
la ménopause. |
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À partir
de 60 ans, il y a une baisse
de la sensation olfactive et
de la capacité d’identification
des odeurs. Plus de la moitié des
personnes au-delà de 80
ans ont un mauvais odorat et
25 % d’entre elles
ne sentent plus rien. |
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L'odorat
connaît
aussi des ratées. Certaines
personnes par exemple sentent
une odeur à la place d'une
autre. C’est un trouble
que l’on appelle dysosmie.
D’autres identifient une
odeur qui n'existe pas. On parle
alors de phantosmie.
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Le trouble le plus
pénible est sans conteste
l’anosmie, soit
la perte, parfois complète,
de l'odorat. Elle est souvent
causée par un traumatisme
crânien, la destruction
du nerf olfactif, des infections
nasales (rhinites chroniques,
polypes) ou encore par la maladie
d'Alzheimer qui rend progressivement
impossible la « lecture » des
odeurs par le cerveau. |
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Les
anosmiques sont privés d’une capacité physiologique à pressentir
certains dangers dans l’environnement :
l'odeur de brûlé,
de gaz ou encore celle de la
nourriture avariée sont
autant de signaux d’alarme
qui leur échappent. Ils
doivent compenser cette défaillance
en redoublant de prudence. |
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Il
peut être
dangereux de renifler une substance
inconnue, car certaines matières
chimiques volatiles comme l’ammoniac
ou certains solvants sont susceptibles
de détruire la muqueuse
olfactive. De plus, d’autres
substances peuvent avoir des
effets à long terme sur
l’odorat. En conséquence,
il faut se garder de la tentation
d’utiliser son nez pour
découvrir une matière
non identifiée. |